Pompe implantées
Dossier extrait d'une étude de maturité de Remy Bucheler, que je remercis pour son excellent travail et pour son aimable autorisation a reproduire un extrait de sont étude.
La grande idée des chercheurs est de fabriquer un injecteur d'insuline qui serait régulé automatiquement en fonction de la glycémie. Autrement dit un vrai et superbe pancréas artificiel. Or, une telle machine n'existe pas encore complètement et n'est pas tout a fait au point.
Les pompes a insuline actuelles ne peuvent pas tester la glycémie, et un traitement par pompe suppose donc toujours plusieurs contrôles glycémiques et une adaptation des doses injectées : la pompe ne réfléchit pas a la place du patient !
Cependant, recherches tendent actuellement vers un appareillage complet et autonome. Il s'agirait d'une pompe implantée dans le tissu sous-cutané, reliée a un appareil de mesure de la glycémie lui aussi implante dans le corps du patient.
Selon les variations glycémiques detectées, la pompe devra être capable par elle-même d'injecter la bonne quantité d'insuline.
Il existe d'ores et déjà des modèles de pompes a insulines implantées, qui sont utilisées chez plusieurs patients, mais commandées manuellement. L'insuline est délivrée directement dans le ventre, ce qui est plus conforme a la situation naturelle que l'’administration sous-cutanée.
L'un des avantages observe est une meilleure stabilisation des glycémies, notamment une diminution du nombre d'hypoglycémies, sans détérioration du contrôle moyen.
Le premier prototype de "pancréas artificiel" a été implante avec succès dans un patient le 24 octobre 2000, a l'hôpital Lapeyronie de Montpellier. Il comprend les deux appareils :
un détecteur du niveau de sucre sanguin, et une pompe a insuline.
A ce stade de l'essai, les deux appareils ne sont pas encore relies ; les mesures du capteur sont affichées sur un cadran externe et la pompe est actionnée par télécommande.
La pompe a insuline a été placée dans le tissu sous-cutané au niveau du ventre, proche du pancréas ; elle comprend une pile supposée durer 6 ans et des réserves d'insuline pour 3 mois, pouvant être rechargées par une simple piqûre a travers la peau. La pompe délivre de l'insuline, et est déclenchée par le patient.
Le capteur de glucose est quant a lui introduit dans la veine jugulaire (au niveau du cou).
Si les essais sont juges concluants (la fiabilité du capteur doit être parfaite), les deux appareils seront relies et la pompe réagira alors de manière autonome en fonction des mesures du capteur.
A terme, si le dispositif s'avère concluant, il sera propose aux diabétiques insulino-dépendants juges comme "difficiles" ou "très difficiles", c'est-à-dire tellement instables que même une surveillance et un traitement intensifs ne leur permettent pas d'atteindre un équilibre glycémique.

Malheureusement un tel traitement mettra longtemps a se finalisé (les essais devront être très nombreux) et sera dans un premier temps réserve exclusivement aux cas difficiles. En
raison de sa complexité, l'éventualité de le rendre accessible a tous n'est pas encore explorée.
Par ailleurs, même s'il sera peut-être possible de contrôler le diabète, n'oublions pas qu'il s'agit avant tout d'un traitement et non d'une guérison.

